
Le 17 juillet, Abdel AÎSSOU le Directeur Général Délégué du groupe Randstad Vediorbis, a remis à Fadela AMARA le rapport sur la mise en place du Conseil National des Entreprises pour la Banlieue (CNEB).
OBJECTIFS DU RAPPORT :
- Développement des différentes formes d’alternance, de tutorat, de stage permettant l’intégration, la qualification et le développement de carrière des jeunes au sein des entreprises,
- Mise en œuvre du partenariat avec les Missions Locales , de partenariats publics/privés pour faciliter le repérage et le recrutement des jeunes des banlieues.
- Rapprochement des entreprises et des universités et centres de formation pour faciliter les passages de la formation à l’entreprise,
- Expérimentation de dispositifs contractuels d’insertion pour les jeunes par les agences intérim,
- Diffusion des bonnes pratiques pour redonner une visibilité à la responsabilité sociale des entreprises.
CE QUE L’ON PEUT RETENIR :
LE RAPPORT S’ORGANISE AUTOUR DE CINQ CONSTATS :
- Un déficit de perception : les ZUS, même quand elles disposent d’une Zone Franche Urbaine (ZFU) ne sont pas appréhendées comme de véritables bassins d’emploi,
- 2. Des outils inadaptés : les instruments de la Politique de la Ville n’intègrent pas suffisamment le volet économique et ignorent le plus souvent la réalité concrète de l’entreprise,
- 3. L’alternance est insuffisamment développée (les jeunes y accèdent le plus souvent par défaut),
- 4. Un plafond de verre entre le premier et le deuxième emploi : Si l’accès au premier emploi est complexe pour les jeunes des quartiers sociaux pas ou peu qualifiés, l’insertion durable nécessite des compléments de formation à visée professionnelle (niveau Bac + 2). L’engagement de L’université (et notamment les IUT) peut favoriser des re-médiations pour une meilleure mise en œuvre de l’alternance,
- Les jeunes des ZUS sont victime d’un double déclassement :
- les jeunes issus de territoires comportant une majorité de niveau V sont moins souvent en emploi à la fin d’un contrat en alternance réussi,
- les femmes qui en Ile-de-France et malgré un niveau I ou II se déclarent « ouvrière et employée » à 38% contre 18% des hommes.
3 TYPES D’ACTIONS EN PREPARATION :
- Création de parcours qualifiants vers les métiers du Développement durable et des Services aux personnes (les diplômes seront des capacités)
- Des Banques de stages pour remettre à l’honneur les stages dans une perspective dynamique et constituer une réponse pertinente pour prévenir les discriminations et préparer mieux les jeunes de ZUS au monde de l’entreprise,
- Créer des pôles de compétences solidaires autour des ZFU et relier chaque ZFU à un pôle ce compétitivité. Lancer un pôle d’excellence « Banlieue 2.0 » Afin de structurer un programme Banlieue 2.0, une convention entre le Ministère de la Ville et celui de l’Industrie est nécessaire. Une étape à l’échelle d’une région serait souhaitable avec la Cité des Sciences.
DES AMBASSADEURS DE L’EGALITE ET DU RESPECT (ADER) :
Afin de favoriser un engagement de la société civile, de nombreuses personnalités, dont certaines sont issues des quartiers sociaux pourraient être nommés (durant une année) Ambassadeurs de l’Egalité et du Respect et chargés de créer une dynamique positive vers des quartiers qu’il « parraineraient ».
CINQ DOSSIERS QUI DOIVENT FAIRE L’OBJET D’UN SUSCROIT D’ATTENTION :
- Diplômés suivis par les Missions Locales : Pour les titulaires d’un BEP ou d’un CAP, mise en place d’une stratégie particulière visant un complément de formation pour valoriser ce premier diplôme (parcours de re-mobilisation à partir de stages professionnalisant courts),
- Adultes relais : Après identification des besoins de recrutement pérenne des collectivités et associations pour les 3 prochaines années, les adultes relais pourraient se voir proposer un bilan de compétence avec à la clé une possible orientation vers les services aux personnes),
- Clause sociale ANRU : Elle peut servir de levier pour une politique de formation en alternance en étant suivie plus finement. Il est également souhaitable d’inciter les entreprises à faire un effort similaire en matière de marchés privés,
- Utiliser davantage la taxe d’apprentissage en faveur des ZUS : Il serait nécessaire de préconiser aux entreprises de flécher 10% de la taxe qu’elles acquittent vers des établissements et organismes développant une part significative de leur activité au profit de publics ZUS
- Jeunes femmes issues de l’immigration : faire une analyse fine des pratiques de ressources humaines des entreprises pour prévenir un phénomène de paroi de verre conduisant à cloisonner les jeunes femmes dans des filières peu valorisées et ne permettant pas ou peu d’évolution de carrière (repérage des bonnes pratiques permettant de lutter contre ce phénomène.
Source : le Site du Comité Interministériel desVilles : http://www.ville.gouv.fr/index.php3?forcer_lang=true&lang=fr
EN SAVOIR PLUS :
Le rapport :
http://www.ville.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_de_M-_Abdel_AISSOU_sur_la_mise_en_place_du_Conseil_national_des_entreprises_pour_la_banlieue_CNEB__cle1ce31d.pdf
Publié dans Clin d'oeil, DIV, Egalité des Chances, Les News, Politique de la ville, Territoires, Zones Urbaines Sensibles, emploi
Mots-clefs: Acse, Anru, CIV, CNEB, entreprises, Espoir Banlieues, Fadela Amara, jeunes, Quartiers prioritaires, rapport, ZUS
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